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5 clés pour développer votre communication non verbale et réussir vos projets interculturels


Mener des projets à l’international (Expatriation, management de la diversité, négociation de contrats avec des interlocuteurs étrangers …) demande une prise en considération aigüe des enjeux interculturels. Comment réagir quand l’autre ne parle pas la même langue et ne partage pas les mêmes codes culturels que vous ? Nos croyances de base véhiculent l’idée que parler la langue d’autrui est suffisant. Or, optimiser la communication non verbale s’avère bien plus important. En effet, depuis les années 1960, Albert MEHRABIAN, Professeur de l’Université de Californie, a émis l’hypothèse que 7% de l’efficacité de la communication passait par le langage (le verbe, le sens du mot), 38% par le paraverbal (débit, intonation de la voix, etc.) et 55% par le visuel ou non verbal. Le chiffre-choc est donc la répartition d’efficacité de la communication verbale pour 7% contre 93% pour le non verbal (le paraverbal étant considéré comme du non verbal) ! Cela voudrait-il dire que le sens importe peu face à la forme alors qu’on a tendance à penser que le fond est beaucoup plus important que la forme ? La réalité est plus complexe que cela. On ne saurait remettre en doute la valeur d’un langage développé, travaillé, composé de différents niveaux de sens, d’expression et de compréhension. Par contre, il est intéressant de prendre connaissance de quelques fondamentaux et d’expériences vécues qui permettent à un niveau basique d’échanges de ne pas s’encombrer de trop de théorie.

Voici 5 clés reposant à la fois sur des expériences personnelles et des outils coaching pour vous reconnecter à l’essentiel de la communication !

1. L’énergie des mots est plus puissante que le langage.

Une première question essentielle à se poser : Le langage, finalement, qu’est-ce que c’est ? L’être humain est avant tout un être de communication, conditionné pour émettre et recevoir des messages perceptibles ou non, nous reliant ainsi à ce que nous appelons « le ressenti » ou « l’intuition ». Avant même de transmettre des mots, nous sommes avant tout un canal d’énergie. En effet, nos gestes, nos regards, notre posture sont des vecteurs visibles de l’énergie que nous diffusons. Nous sommes par conséquent conditionnés pour émettre notre propre énergie et recevoir celle de l’autre au-delà des mots ! Ce que l’on appelle aujourd’hui le paraverbal et qu’on limite à de l’intonation, au débit ou à la forme du langage contient très certainement aussi le sens de l’énergie que l’on met dans nos paroles. L’énergie et donc l’intention.


Prenons comme exemple simple et concret le « Bonjour » que l’on exprime et reçoit dans la vie de tous les jours. Le sens est là, mais revêt des intentions multiples. Il peut être prononcé spontanément et automatiquement en guise de politesse à l’instar d’autres formules de politesse comme « cordialement », « merci » ou au contraire véhiculer la bienveillance, le respect, la gentillesse, la joie, la sincérité, la générosité, l’ouverture… Nous percevons d’ailleurs les signes d’une communication réduite à des codes ou au contraire vectrice d’une intention.

J’ai pu le vérifier lors de mon séjour à Salvador de Bahia, au Brésil ou dans la région Caraïbe de la Colombie, à Santa Marta. Les relations y sont moins attachées à la forme qu’à l’énergie du verbe. Là-bas, difficile de feindre votre intention, vous êtes tout de suite démasqué. Inutile d’être poli si vous n’êtes pas sincère. Ainsi, si l’on prend l’opportunité de cet état de fait, on peut tout à fait communiquer avec la simple intention, énergie, sincérité, au moins à un niveau basique de relations.

Un autre exemple saisissant : En 2009, je suis arrivé au Brésil ne parlant presque pas un mot de portugais. J’avais pris quelques cours